MIse en oeuvre de la Convention

Sept programmes thématiques et 18 questions transectorielles

La Conférence des Parties a établi sept programmes de travail thématiques correspondant à certains des principaux biomes de la planète. Chaque programme établit une vision et des principes de base afin de guider les travaux futurs. Ils exposent également les principaux points à examiner, identifient les résultats potentiels, et proposent un calendrier et des moyens pour les réaliser. La mise en oeuvre de programmes de travail dépend des contributions des Parties, du Secrétariat, des organisations intergouvernementales et d'autres organisations. Périodiquement, la Conférence des Parties et l'Organe subsidiaire chargé de fournir des avis scientifiques, techniques et technologiques examinent l'état de la mise en oeuvre des programmes de travail.

La Conférence des Parties traite aussi de 18 questions clés relatives aux programmes thématiques, surnommées questions transsectorielles. Elles correspondent aux enjeux abordés dans les provisions de fond de la Convention aux articles 6 à 20, et fournissent des liens entre les programmes thématiques.
Par exemple, les travaux sur les indicateurs fournissent de l'information sur le statut et les tendances de la biodiversité pour tous les biomes. D'autres élaborent des produits spécifiques tout à fait distincts des programmes thématiques. Les travaux effectués ont conduit à un certain nombre de principes, de lignes directrices et d'autres outils afin de faciliter la mise en oeuvre de la Convention.

Le plan stratégique de la Convention pour la période 2011-2020 et la Décennie pour la biodiversité

Dans ce contexte, les Parties à la Convention ont adopté en 2010 à Nagoya le plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020, dans le but d'inspirer des actions de grande envergure par tous les pays et Parties prenantes en soutien à la biodiversité au cours de la décennie. Reconnaissant le besoin urgent d'agir, l'Assemblée générale des Nations unies a également déclaré 2011-2020 la Décennie des Nations unies pour la biodiversité.

Le plan stratégique comprend une vision partagée, une mission, des buts stratégiques et 20 objectifs ambitieux mais réalisables, nommés "Objectifs d'Aichi". Le plan stratégique sert de cadre flexible pour la mise en place d'objectifs nationaux et régionaux et favorise la mise en oeuvre cohérente et efficace des trois objectifs de la Convention sur la diversité biologique : la conservation de la diversité biologique, l'utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages décourant de l'exploitation des ressources génétiques.

Une mise en oeuvre technique et financière

La mise en oeuvre, qu'elle soit globale, régionale ou nationale, s'appuie tant sur les principes et les lignes directrices que sur d'autres outils produits par les travaux réalisés dans le cadre des programmes thématiques, sur les questions multisectorielles, le plan stratégique et les objecitfs d'Aichi.

Les Parties fournissent des rapports nationaux sur une base quadriennale au Secrétariat et répondent en fonction des besoins de mise en oeuvre aux notifications adressées par le Secrétariat de la Convention aux points focaux nationaux.

Les centres d'échange sur la biodiversité renforcent la coopération scientifique et technique. Le CHM de la Convention sur la diversité biologique a été instauré à la suite de l'article 18.3 de la Convention. Sa mission, définie par la décision X/15, est de contribuer de manière significative à la mise en oeuvre de la Convention et de son plan stratégique en promouvant et facilitant, grâce à des services efficaces d'information et autres moyens appropriés, la coopération scientifique et technique, le partage des connaissances et les échanges d'informations. Il tend à établir un réseau pleinement opérationnel de Parties et partenaires.

Les CHM nationaux se doivent de fournir des services d'information efficaces pour faciliter la mise en oeuvre des stratégies et plans d'action nationaux sur la biodiversité et permettre aux partenaires d'étendre significativement le réseau du centre d'échange et de ses services.

C'est aussi dans ce cadre que le Fonds mondial pour l'environnement (FEM) oeuvre comme mécanisme financier dédié à la mise en oeuvre de la Convention sur la Diversité Biologique. Il réunit 182 pays, en partenariat avec des institutions internationales, des organisations non gouvernementales et le secteur privé, pour s’attaquer à des problèmes environnementaux à caractère mondial. Organisme financier indépendant, le FEM accorde des financements aux pays en développement et aux pays en transition pour des projets concernant la biodiversité, le changement climatique, les eaux internationales, la dégradation des sols, la couche d’ozone et les polluants organiques persistants.

Un système de rapportage : perspectives mondiales de la diversité biologique (PMDB)

La deuxième réunion de la Conférence des Parties a appelé à la préparation d'un rapport périodique sur la diversité biologique: les Perspectives mondiales de la diversité biologique (PMDB). Elle a suggéré que les PMDB devraient fournir un résumé de l'état de la diversité biologique ainsi qu'une analyse des étapes entreprises par la communauté mondiale pour assurer que la biodiversité soit conservée et utilisée de façon durable, et que les avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques soient partagés équitablement.

Les acteurs et autres parties prenantes

Dans le contexte du programme de la Convention sur la Diversité Biologique sur la communication, l'éducation et la sensibilisation du public (CESP), l'engagement de groupes majeurs de parties prenantes est encouragé.