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Folder Les espèces

En France métropolitaine, on dénombre environ 6 800 espèces appartenant à la flore vasculaire, dite « flore supérieure », qui regroupe l’ensemble des fougères et des plantes à fleur.

Pour la faune, la métropole se démarque en se plaçant, par exemple, au premier rang en Europe pour la diversité d’amphibiens, des oiseaux, des mammifères et pour l’ensemble des vertébrés.

Cette diversité des espèces n’est pas répartie de façon homogène sur le territoire métropolitain. Le pourtour méditerranéen, point chaud de biodiversité, est riche en espèces et abrite un cortège bien distinct du reste de la France, la Corse se caractérisant par un fort degré d’endémisme. Les hautes montagnes présentent également de la faune et flore bien distinctes du reste du territoire, avec notamment des espèces relictuelles adaptées aux milieux froids. Les zones de plaine sont plus homogènes avec globalement des espèces à large répartition.

 Sur les 2 466 espèces évaluées en France métropolitaine, 830 soit 33,7% sont considérées comme menacées au 1er janvier 2014. Les pourcentages d’espèces menacées varient selon les taxons évalués ; ils s’élèvent ainsi à : 20,2% pour les espèces vertébrés évaluées, 17% pour les orchidées, 28% pour les crustacés d’eau douce et 6% pour les papillons de jour.

 

Distribution de la richesse spécifique

 

 Distribution spatiale de l’irremplaçabilité tous taxons confondus, objectif de conservation: 5 mailles par espèce.

 

Les couleurs rouges marquent les mailles les plus riches en espèces

Irremplaçabilité : le gradient de couleur marque les mailles les plus importantes pour conserver l’ensemble des espèces (5 occurrences visées).

 Cartes synthétiques de biodiversité des espèces en métropole[1] : richesse en espèces,irremplaçabilité et zonages, basés sur un ensemble de 1 100 espèces dont la répartition est bien connueUn bilan plus précis de l’état des espèces présentes en France métropolitaine a été dressé conjointement par Le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et le Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN) fin 2013.

Fin 2013, la Liste rouge des espèces menacées en France établit ainsi que :

-         sur un ensemble de 119 espèces de mammifères, 11 (dix espèces continentales et une marine) sont menacées de disparition du territoire métropolitain et 3 sont déjà éteintes (le phoque noir, la baleine basque et le bouquetin des Pyrénées) ;

-         74 espèces d’oiseaux nicheurs sur les 277 évaluées sont actuellement menacées en France métropolitaine : 27% des espèces nichant en métropole risquent de disparaître du territoire national. Certaines espèces peuvent être présentes en France mais ne plus y nicher et sont donc considérées comme menacées. Cinq espèces nicheuses ont disparu du territoire, 11 sont en danger critique d’extinction ;

-         sept espèces de reptiles sur 37 (19%) et sept espèces d’amphibiens sur 34 (21%) sont actuellement menacées sur le territoire métropolitain. Six espèces de reptiles et six d’amphibiens se classent dans la catégorie “quasi menacée” ;

-         sur les 160 espèces d’orchidées étudiées en France métropolitaine, 27 sont menacées de disparition du territoire (17%) ; 4 sont classées en danger ;

-         une espèce de poisson d’eau douce sur cinq en France (22%) est actuellement menacée de disparition du territoire métropolitain ;

-         sur les 253 espèces de papillons de jour évaluées en métropole, 16 sont considérées comme menacées.

-         sur 83 espèces évaluées de requins, raies et chimères en France métropolitaine, 11 espèces (13,3%) sont menacées

En Métropole, la France contient une grande partie de la biodiversité européenne ce qui lui confère une grande responsabilité vis-à-vis du patrimoine naturel européen. D’après les chiffres figurant dans l’analyse nationale de la Liste rouge européenne menée par l’UICN, la France hébergerait sur son territoire métropolitain[2] :

-         54 766 espèces d’animaux et de plantes, soit 35% de l’ensemble des espèces décrites pour l’Europe ;

-         1 975 espèces, sur les 6 000 évaluées dans le cadre des listes rouges européennes.

 

Sur son territoire métropolitain, la France abrite plus d’un tiers des espèces évaluées au niveau européen par l’UICN International (2 049 / 5 958, soit 34,4%), mais « seulement » 11,3 % de celles qui sont menacées. Ce chiffre relativement faible, pour un pays au carrefour des 4 zones biogéographiques, peut s’interpréter par le fait qu’une part importante des espèces menacées en Europe correspond à des espèces du Sud-Est de l’Europe et des endémiques des îles méditerranéennes. Au niveau européen 7 espèces qui étaient présentes en France métropolitaine sont considérées comme éteintes par l’UICN International.

En effet , l'évolution en france métropolitaine des habitats, de la faune et de la flore est importante

Les évolutions climatiques  en cours couplées aux mutations profondes  qui touchent le territoire métropolitain  depuis quelques décennies  (progression de l'urbanisation, diminution des surfaces en prairies,fragmentation des espaces naturels ..) sont à l'origine  d'évolutions importantes  des habitats, de la faune et de la flore . Il en découle des enjeux  particulièrement forts pour les espèces dites patrimoniales (espèces menacées, rares , endémiques..). Les impacts sur les communautés  d'espèces communes  et la biodiversité ordinaire sont tout aussi importants . Cette nature dite "ordinaire", indispensable au maintien d'écosystèmes fonctionnels , concerne tous les milieux : bois , forêts, prairies, champs , landes , marais , bords de route , ruisseaux , haies , vieux murs...

Une diminution de 10% des effectifs d'oiseaux communs métropolitains en 20 ans

Le suivi des populations d'oiseaux communs- les oiseaux de notre quotidien  (moineaux, mésanges, alouettes..) montre que des espèces considérées comme banales  peuvent se raréfier. Les derniers résultats du programme STOC révelent une baisse de 10% des effectifs  des 65 espèces  suivies depuis 1989. La situation varie selon les espèces considérées

Ainsi l'abondance  des oiseaux des milieux agricoles  et des habitats batis  accuse un déclin de 20% en 20 ans  et celle des oiseaux forestiers  a chuté de 11%. A l'inverse , les espèces des populations dites généralistes , c'est à dire , celles qui ne sont pas liées à un habitat particulier , ont progressé  de prés de 19% sur une même période . les effectifs  de la Mésange bleue , exemple d'une espèce trés généraliste , ont fortement augmenté, notamment depuis 2001 (+28% en huit ans ). Ces tendances traduisent un risuqe de la banalisation de la faune des oiseaux communs de la métropole.

Le programme de suivi des populations d'oiseaux communs   

  Le programme STOC, Suivi Temporel des Oiseaux Communs, initié en 1989 et coordonné par le Muséum d'Histoire Naturelle (MNHN), s'intègre dans le programme plus large de Vigie Nature . STOC repose sur un réseau structuré d'observateurs bénévoles . Il permet d'étudier  la variation dans le temps et l'espace  de l'abondance des oiseaux nicheurs  ciommuns en métropole. L'indice STOC est aujourd'hui le seul indicateur agrégé de suivi  suivi de la biodiversité disponible  au niveau national sur une période de temps  suffisamment longue  pour être exploitable. Pour en savoir plus , cliquez ici

mais une forte progression des ongulés sauvages dans les forêts et les montagnes en France

La mise en place d'un inventaire zoogéographique des massifs forestiers à cerfs permet de suivre l'évolution de cette espèce  sur l'ensemble du territoire . On contaste une nette progression du Cerf Elaphe depuis 1985, tant en nombre  qu'en surface forestière colonisée . Les effectifs ont quadruplé en 20 ans , passant d'environ 38 600 à 151 000 têtes en 2005.Faiblement présents dans la moitié sud de la France  au milieu des années quatre-vingt , la tendance actuelle  est à une homogeinisation des effectifs  entre le Nord et le Sud.avec une progression marquée en montagne . La dernière mise à jour de l'inventaire réalisée par l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) montre que l'espèce poursuit son expansion , notamment dans le Tarn , l'Ariège , le Gard et l'Ain.. Il en est de mêm pour les populations des autres grands herbivores (chevreuil , chamois, isard, mouflon ainsi que du sanglier  qui montrent toutes une forte dynamique d'accroissement.Les quotas de chasse ne sont jamais atteints  et les prélèvements sont globalement inférieurs à l'accroissement naturel des populations qui continuent de croître. Ce contexte d'abondance de gibier , notamment dans les massifs montagneux  est donc favorable au retour du loup et de lynx .

Au cours de ces cinq dernières années, le nombre de loups a progressé de 70%. Durant l'hiver 2008-2009, les effectifs atteignaient 80 individus avec 26 zones de présence  permanente (ZPP) identifiées. De nouvelles zones de présence sont apparues hors des Alpes dans le Tarn et le Vaucluse marquant une colonisation géographique  toujours en cours. Avec les deux tiers  des effectifs, les Alpes du Sud restent le secteur géographique où il y a le plus de loups.

La population de lynx est quant à elle constituée par trois noyaux: le plus actif est le noyau jurassien issu d'un retour spontané de ce félin en 1974 suite à une réintroduction menée en Suisse. Le noyau vosgien est issu d'une opération de réintroduction débutée en 1982. Le noyau alpin est toujours en cours d'installation selon un processus de colonisation orienté nord-sud  à partir du noyau jurassien. Estimée à partir de l'aire de présence régulière l'ordre de grandeur supposé effectifs des  individus dans le Jura serait de 74 à 104 individus dans le Jura, 23 à 24 dans les Vosges, 15 à 22 dans les Alpes.

Le suivi des indices de présence de loup et de lynx

Le suivi annuel des indices de présence du loup par des réseaux d'observateurs dument agréés (excréments, poils, urine, carcasses de proie, observations visuelles...) permet d'estimer le nombre d'individus et d'identifier les zones de présence de permanente correspondant à l'installation d'un ou plusieurs loups.

De même, une cartographie triennale  des indices de présence de lynx  permet de lisser les effets des aléas de la découverte et de suivre la progression de l'espèce sur le territoire .

2.2.2 En Outre-mer

En outre-mer, les niveaux de biodiversité sont exceptionnels, tant par la richesse en espèces que pour le niveau d’endémisme. Malgré leur superficie limitée, les territoires d’outre-mer hébergent globalement plus d’espèces que la France métropolitaine, toutes catégories confondues, en abritant environ 80% de la totalité de la biodiversité française. Les collectivités d’outre mer abritent ainsi 1,4 % des plantes du monde, 3 % des mollusques, 2 % des poissons d’eau douce, 1 % des reptiles et 0,6 % des oiseaux. Ainsi, plus des deux tiers de la faune vertébrée et presque la totalité des plantes vasculaires spécifiques à la France sont concentrés dans les collectivités d’outre mer (hors Terre Adélie). À titre d’exemple, l’originalité de la faune et de la flore terrestre de la Nouvelle-Calédonie est comparable à celle de l’Europe continentale. En effet, on y dénombre 3 371 plantes endémiques, 264 espèces de mollusques, 82 de reptiles et 21 d’oiseaux sur un territoire de 18 575 km² équivalent à seulement 3 départements français.

 De plus, du fait de l’insularité de la plupart de ces territoires (la Guyane étant la seule exception), on enregistre globalement beaucoup plus d’espèces endémiques sur le territoire ultramarin qu’en métropole [3] :

-         26 fois plus de plantes ;

-         4 fois plus de mollusques ;

-         100 fois plus de poissons d’eau douce ;

-         et 60 fois plus d’espèces d’oiseaux

 Parallèlement à la double évaluation française d’une part et européenne d’autre part sur le territoire continental, la liste rouge UICN a fourni une évaluation internationale des espèces menacées qui montre l’état de vulnérabilité de la biodiversité des collectivités ultramarines. Quasiment tous ces territoires (excepté Saint-Pierre-et-Miquelon) abritent un nombre important d’espèces menacées : 485 en Nouvelle-Calédonie, 257 en Polynésie, 123 à La Réunion, 80 à Wallis et Futuna, 79 à Mayotte, 65 en Guadeloupe, 65 en Guyane, 42 en Martinique, 23 dans les TAAF et 6 à Saint-Pierre-et-Miquelon. Ces résultats ne représentent que des estimations au niveau mondial et peuvent donc varier en fonction des connaissances disponibles.

Si le nombre d’espèces éteintes ou en danger critique d’extinction reste relativement limité dans la majorité des territoires, ce n’est pas le cas de la Polynésie française où 88 espèces sont considérées comme déjà éteintes, et 61 comme en danger critique d’extinction. La Nouvelle-Calédonie présente quant à elle 65 espèces en danger critique d’extinction, 129 espèces en danger et 263 évaluées comme vulnérables.

        Les  résultats actualisés en 2015 de la liste rouge des espèces menacées en France  montre qu'en l'espace de sept ans , la situation générale des reptiles et amphibiens  ne s'est pas améliorée . Au total 9 espèces  de reptiles sur 38  et huit espèces d'amphibiens  sur 35 sont menacées d'extinction sur le territoire métropolitain. Pour la première fois, il s'avère  que la tendance d'évolution des populations est au déclin  pour plus de la moitié des espèces . Pour plus d'information , consulter le rapport conjoint du Museum national d'Histoire naturelle et du Comité français de l'UICN .

 



 
Folder Les inventaires d'espèces
Folder Les espèces exotiques envahissantes
Folder Les listes rouges
URL Les chiffres clés de la biodiversité en France métropolitaine et d'outre mer
URL Etat de santé de la biodiversité en Ile de France (Publication Naturparif , 2016))