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Folder Programmes d'actions internationaux bilatéraux ou multilatéraux (Recherches, Appui au développement durable et à la préservation de la biodiversité, Formations)

La perte de biodiversité est un défi mondial. Il existe un grand nombre d’instruments internationaux, de portée mondiale ou régionale, qui tentent de répondre à cet enjeu. Les premiers instruments ont développé des approches basées sur la préservation des espèces menacées (Commission Baleinière Internationale, Convention de Bonn sur les espèces migratrices, Convention de Berne sur la conservation de la vie sauvage en Europe) ou la protection des habitats (législation de l’UE, Convention de Ramsar sur les zones humides, Convention alpine). Le commerce international des espèces menacées et de leurs produits dérivés est également réglementé de manière stricte, à travers la convention CITES (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction).

Au plan international, la France appuie, via son aide bilatérale, Agence Française de Développement (AFD), Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM), et multilatérale, Fonds pour l’Environnement Mondial ou FEM, Banque Mondiale ou BM, les projets impliquant une utilisation durable des ressources naturelles, renforçant l’existence du lien entre protection de l’environnement et lutte contre la pauvreté et impliquant les populations autochtones et locales.

Dans cet esprit, l’AFD s’est engagée dans la mise en œuvre d’outils financiers permettant une prise en compte de l’enjeu environnemental : fonds fiduciaires de conservation (Madagascar, Mozambique, Mauritanie, République Centrafricaine), prêts bonifiés pour les aires protégées (Kenya, Maroc), paiements pour services environnementaux (Mexique, étude de capitalisation 2011), étude de capitalisation 2011-2012 sur les pratiques des bailleurs en matière de compensation des dommages à la biodiversité.

Le FFEM soutient des projets de protection de l’environnement mondial. Sa stratégie et ses décisions sont arrêtées par un comité de pilotage interministériel, (Economie, Affaires Etrangères, Ecologie, Recherche, Agriculture), auquel participe également l’AFD. Le FFEM soutient la protection et la gestion durable des ressources marines comme terrestres, l’utilisation des ressources génétiques au bénéfice des populations traditionnelles, ainsi que la diversité des espèces cultivées. Le FFEM valorise la biodiversité pour en faire un atout de développement économique et social, en prenant soin d’impliquer les populations locales dans sa gestion [2].

En 2013 la France  :

- a poursuit son engagement dans la mise en place de l’IPBES, le « GIEC de la biodiversité », dont la première session plénière s’est tenue du 21 au 26 janvier 2013 à Bonn (Allemagne), siège de l’institution ;

- est intervenue, avec l’Union européenne, à la 16ème Conférence des 178 pays membres de la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées d’extinction (Convention CITES) à Bangkok (Thaïlande), qui est parvenue à un accord sur la régulation du commerce de cinq espèces de requins en les inscrivant à l’Annexe II de la Convention pour empêcher leur surexploitation (mars 2013) ;

- a accueilli  la conférence internationale sur la haute mer, réunie à Paris, sous l’égide du conseil économique social et environnemental, qui a été l’occasion de sensibiliser la société civile et le grand public aux enjeux de conservation de la biodiversité en haute mer. La France a très activement plaidé, dans la lignée de la résolution 162 de la déclaration de Rio +20, en faveur de l’adoption de la position commune de l’Union européenne. L’Union européenne demande à l’Assemblée générale des Nations unies de décider dès 2013, sans attendre la fin de sa 69e session, de lancer la négociation d’un instrument international relatif à la conservation et à l’exploitation durable de la biodiversité marine au-delà des zones sous juridiction. Cet instrument pourrait s’articuler autour de trois axes : la définition d’un régime juridique international des aires marines protégées en haute-mer ; l’établissement d’un régime d’accès et de partage des avantages liés aux ressources génétiques de la haute-meret un régime d’évaluation des impacts des activités conduites en haute-mer ;

- a également accueilli  le Congrès mondial des aires marines protégées (IMPAC 3) qui a  réunit autour d’un segment de haut niveau des gestionnaires et des responsables d’aires marines protégées, afin d’échanger et de coopérer autour de projets ayant pour but la préservation de la biodiversité marine ;

-  poursuit le processus de ratification du Protocole sur l’accès aux ressources génétiques et le partage juste et équitable des avantages tirés de leur utilisation (dit « Protocole de Nagoya » ou « APA »), adopté le 29 octobre 2010.

Partenariats stratégiques de la France avec la société civile :

La France poursuit ses partenariats stratégiques avec de grandes organisations environnementales telles que Conservation International (CI) et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avec laquelle elle a noué, depuis 2005, un accord-cadre de partenariat. Ce partenariat sera reconduit pour une 3ème phase (2013-2016) le 12 juin 2013. L’objectif global de cette coopération est de promouvoir la gestion durable de la biodiversité dans les pays du Sud, en privilégiant les synergies entre les objectifs, les expertises et les ressources des deux partenaires (France et UICN). Créé en 2000, le Fonds de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF) est un fonds multi-bailleurs, géré par Conservation international, et dédié à la protection des écosystèmes menacés dans les points chauds de la biodiversité. Le fonds finance des projets d’ONG opérant dans ces zones. Il contribue ainsi au renforcement des capacités de la société civile du Sud.

le CEPF, la biodiversité au cœur du développement local

Depuis sa création en 2000, Le Fonds de Partenariat pour les Écosystèmes Critiques (CEPF) joue un rôle de premier plan à l’échelle mondiale en permettant à la société civile de s’engager dans la conservation des milieux en danger et en travaillant avec les communautés locales pour protéger les écosystèmes dont elles dépendent pour leur bien-être. En 2007, l’Agence française de développement (AFD) a signé un accord avec le CEPF, s’engageant dans ce programme de développement à hauteur de 19,5 Millions d’euros.

La conservation de la biodiversité est un enjeu considérable pour la France, qui est le seul pays au monde présent dans cinq « points chauds » de la biodiversité (Méditerranée, Madagascar et Océan Indien, Nouvelle Calédonie, Caraïbes, Polynésie-Micronésie), situés dans trois océans, et dont le territoire arrive en cinquième position de la liste rouge des espèces menacées d’extinction. L’AFD s’est engagée dans le CEPF, aux côtés des autres bailleurs (Conservation International, le Fonds pour l’environnement mondial, le Gouvernement japonais, la Fondation Mac Arthur, la Banque mondiale et l’Union européenne).

En matière de protection de la biodiversité et d’oiseaux en particulier, les objectifs du CEPF ont très vite rencontré ceux de BirdLife International (www.birdlife.org), qui, fort de son réseau mondial de plus de 115 ONG nationales de protection de la nature (dont en France la LPO (Ligue pour la protection des oiseaux) met en œuvre des projets de terrain et anime et coordonne les activités dans certains « points chauds ». Ainsi dans le Bassin Méditerranéen, la LPO est chargée de faire l’interface entre le Fonds et les porteurs de projets de la société civile pour les projets en Afrique du Nord (Algérie, Cap Vert, Lybie, Maroc et Tunisie).

Les « points chauds » de la biodiversité

Ce mécanisme de financement unique que constitue le CEPF se concentre sur des zones biologiques prioritaires dans le monde appelées les Hotspots ou "points chauds" de la biodiversité. Ces « points chauds » sont à la fois les zones les plus riches en matière de biodiversité et les plus menacées, ayant perdu au moins 70% de leur couverture végétale originelle. Bien qu’ils ne représentent que 2,3% de la superficie de la planète, ces territoires biologiques prioritaires abritent plus de la moitié de la biodiversité mondiale. Ils demandent une intervention de toute urgence pour la préservation de la biodiversité de notre planète. Par son appui ciblé, le CEPF soutient aussi des activités économiques durables, favorables au maintien de la biodiversité. Il bâtit ses stratégies de manière participative, en mobilisant des acteurs locaux, régionaux et internationaux du secteur public et privé pour créer et parvenir à une vision commune de la conservation pour chaque « point chaud ».

Dans chacune de ces régions prioritaires, le CEPF réalise une étude participative pour identifier les menaces et faire un état des lieux des investissements déjà en cours. Ces « Profils d’écosystèmes », réalisés pour chaque « point chaud », identifient des « zones clés pour la biodiversité » ainsi que des « corridors de conservation » sur lesquels vont se porter les financements du CEPF, ainsi que les orientations stratégiques pour préserver efficacement les écosystèmes menacés. Les projets sont ensuite menés par des organisations de la société civile, sélectionnées sur appels à projets.

Le CEPF a ainsi apporté au cours des 12 dernières années plus de 110 millions d’euros de subventions – qui ont permis aux bénéficiaires de lever des fonds additionnels pour plus de 200 millions d’euros pour la conservation des « points chauds ». Avec l’aide du CEPF, 12,5 millions d’hectares ont été classés en aires protégées, et 21 millions d’hectares ont bénéficié d’une meilleure gestion – en particulier dans des espaces agricoles – dans une soixantaine de pays. Le CEPF a aussi financé plusieurs projets, pour un montant de près de 300 000 €, en Polynésie Française. Il appuie déjà – ou souhaite développer dans les années à venir – des activités de coopération régionale dans les « points chauds » où se situent des collectivités de l’Outre-mer, comme les Caraïbes ou le Pacifique Sud.

La plupart des populations vivant dans les « points chauds » de la biodiversité se trouvent en situation de pauvreté et sont tributaires d’écosystèmes sains. C’est pourquoi le CEPF mise sur le lien entre développement et conservation pour encourager l’adoption de moyens de subsistance alternatifs liés à la nature. Depuis sa création, le CEPF a soutenu plus de 1700 organisations, depuis l’organisation paysanne locale jusqu’aux ONG internationales, en passant par les centres de recherche, les associations nationales ou des acteurs du secteur privé. Les actions sont extrêmement variées et adaptées au contexte local. Elles peuvent aller du plaidoyer auprès de la société civile pour l’adoption de politiques sectorielles ou de plans d’aménagement du territoire prenant en compte les espaces naturelles, aux actions de promotion d’activités alternatives, permettant un développement économique local respectueux de la biodiversité – comme avec l’écotourisme ou des produits naturels comme le miel, les papillons ou les plantes médicinales.

L’action du CEPF est entièrement tournée vers la société civile, pour lui donner les moyens d’agir de manière complémentaire aux actions des Etats, pour une meilleure protection des écosystèmes dont la richesse est nécessaire au développement de modes de vie de durables et de qualité pour les populations locales

C'est dans ce cadre que le ministre délégué auprés du ministre des affaires étrangères, chargé  du développement  a inauguré le 29 Janvier 2014, une expositionsur la biodiversité mondiale "Nature: les 34 merveilles du monde", concue et réalisée en partenariat en collaboration avec le magazine Terre Sauvage et la Nature Picture Library, la Ligue pour la protection des oiseaux et le Fonds de partenariat pour les écosystèmes critiques (CEPF). 

 
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URL L'initiative BIO-BRIDGE : le programme de coopération scientifique et technique de la Convention sur la diversité biologique
URL Programme Sud expert Plantes